Fin 2026, le Cabinet Bougardier pratique un taux de 4,20 % pour le crédit hypothécaire in fine (10 ou 15 ans, réservé aux multipropriétaires ou aux détenteurs de placements équivalents) et de 4,70 % pour le crédit hypothécaire amortissable (10 à 25 ans). À titre de comparaison, les taux moyens des crédits immobiliers classiques s'établissent en octobre 2026 autour de 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans, en hausse depuis l'été. L'écart s'explique par la nature du crédit hypothécaire : un financement de trésorerie garanti par le patrimoine, sans assurance emprunteur obligatoire et accessible à des profils que les banques traditionnelles refusent.
Les indicateurs qui influencent les taux du crédit hypothécaire
Dans le cadre d'un crédit hypothécaire, il est essentiel de comprendre les indicateurs macroéconomiques qui influencent leur évolution. Trois éléments sont particulièrement déterminants : les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne (BCE), l'Euribor et l'OAT (Obligation Assimilable du Trésor).
Les taux directeurs de la Banque Centrale Européenne
Les taux directeurs fixés par la BCE orientent le coût de l'argent pour l'ensemble des établissements bancaires de la zone euro. En période d'inflation forte, la BCE a tendance à relever ses taux afin de freiner la hausse des prix. À l'inverse, lorsqu'elle constate une baisse de l'inflation, elle peut choisir d'assouplir sa politique monétaire pour stimuler l'économie. Après le cycle de baisses amorcé en 2024 puis suspendu à l'été 2025, la BCE reste attentiste : la remontée des cours du pétrole ravive les craintes d'inflation et limite sa marge de manœuvre.
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L'Euribor, baromètre des taux variables
L'Euribor correspond au taux auquel les banques se prêtent de l'argent entre elles à court terme. Il sert de référence à de nombreux crédits à taux variable, y compris certains prêts hypothécaires. Son niveau conditionne directement les mensualités des emprunteurs à taux variable : quand l'Euribor monte, leurs échéances suivent.
L'OAT, repère pour les taux fixes
L'OAT (Obligation Assimilable du Trésor) à 10 ans représente le taux auquel l'État français emprunte sur les marchés à long terme. Cet indicateur est souvent utilisé comme référence pour les prêts à taux fixe, notamment dans le cadre des crédits immobiliers et hypothécaires.
Début octobre 2026, l'OAT 10 ans a brièvement franchi la barre des 4,9 %, un niveau record, alors qu'elle avait déjà dépassé les 4 % pendant l'été. La France emprunte désormais plus d'un point plus cher que l'Allemagne, un écart inédit depuis 2012, sous l'effet des inquiétudes des investisseurs sur la trajectoire de la dette publique. Cette tension se répercute mécaniquement sur les taux fixes proposés par les banques.
Évolution des taux de crédit en France : la remontée de l'automne 2026
Des taux en forte hausse entre 2022 et 2023
À la suite du retour de l'inflation en Europe, les taux de crédit, qu'ils soient immobiliers, à la consommation ou les prêts de trésorerie assortis de garanties hypothécaires, ont fortement augmenté à partir de 2022. Entre 2022 et fin 2023, les taux moyens des crédits immobiliers sont passés de moins de 2 % à plus de 4 %, impactant directement le pouvoir d'achat immobilier des ménages comme la stratégie patrimoniale des emprunteurs.
2024-2025 : plateau puis détente partielle
En 2024, les taux ont atteint un plateau, et les premières baisses sont apparues au printemps 2025 avec le tournant amorcé par la BCE, avant que celle-ci ne suspende sa trajectoire de baisse à l'été 2025 face aux incertitudes commerciales. Les taux immobiliers se sont alors installés sous les 4 %.
Automne 2026 : la remontée
En octobre 2026, les taux moyens des crédits immobiliers repartent à la hausse : environ 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans, soit 0,07 à 0,15 point de plus qu'en septembre. Trois facteurs se conjuguent : la tension record sur l'OAT, la remontée des cours du pétrole qui ravive les anticipations d'inflation, et des banques dont la marge d'absorption se réduit de semaine en semaine. Le retour à des niveaux historiquement bas (1 à 2 %) n'est pas envisagé : la moyenne de long terme des taux de crédit immobilier sur 20 ans se situe autour de 3 à 3,5 % hors assurance.
Et les taux du crédit hypothécaire ?
Les taux des crédits hypothécaires de trésorerie suivent ces mouvements avec leur propre logique : la garantie porte sur le patrimoine existant et le financement s'adresse souvent à des profils hors des critères bancaires classiques (seniors, indépendants, situations de succession ou de divorce). Fin 2026, le Cabinet Bougardier pratique 4,20 % en formule in fine et 4,70 % en formule amortissable. Dans un environnement où l'attentisme coûte cher, les emprunteurs souhaitant mobiliser leur patrimoine immobilier comme levier de financement ont intérêt à se positionner avec une stratégie adaptée à leur situation patrimoniale.
Réponses aux questions : Taux du crédit hypothécaire
Quel est le taux d'un crédit hypothécaire fin 2026 ?
Au Cabinet Bougardier, le crédit hypothécaire est proposé à 4,20 % en formule in fine (10 ou 15 ans, réservée aux multipropriétaires ou aux détenteurs de placements équivalents au crédit) et à 4,70 % en formule amortissable (10 à 25 ans). Ces taux s'entendent hors frais (honoraires, notaire, dossier bancaire et expertise, environ 3,45 % du montant emprunté plus 485 € d'expertise).
Quels sont les indicateurs qui influencent les taux du crédit hypothécaire ?
Trois indicateurs macroéconomiques sont déterminants : les taux directeurs de la BCE, qui orientent le coût de l'argent pour les banques ; l'Euribor, référence des crédits à taux variable ; et l'OAT à 10 ans, baromètre des taux fixes. C'est la combinaison de ces trois indicateurs qui conditionne les conditions de financement proposées aux emprunteurs.
Quelle a été l'évolution des taux de crédit depuis 2022 ?
Entre 2022 et fin 2023, les taux moyens des crédits immobiliers sont passés de moins de 2 % à plus de 4 %, sous l'effet des hausses des taux directeurs de la BCE. Après un plateau en 2024 et une détente partielle en 2025, ils remontent à l'automne 2026 : environ 3,50 % sur 15 ans, 3,66 % sur 20 ans et 3,75 % sur 25 ans en octobre, portés par la tension record sur l'OAT.
Pourquoi l'OAT en hausse impacte-t-elle les emprunteurs à taux fixe ?
L'OAT (Obligation Assimilable du Trésor) à 10 ans est le taux auquel l'État français emprunte à long terme. Les banques l'utilisent comme référence pour fixer les taux des crédits à taux fixe. Début octobre 2026, l'OAT a brièvement dépassé 4,9 %, un record, la France empruntant plus d'un point plus cher que l'Allemagne, ce qui exerce mécaniquement une pression à la hausse sur les taux fixes proposés aux emprunteurs.
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